Elections présidentielles, les forces de police, militaire et la sécurité privée mobilisées pour la sécurité du vote

C’est la dixième élection présidentielle de la Ve République et la première qui se déroule sous l’état d’urgence en vigueur depuis les attentats de 2015. Depuis 8 heures, ce matin, les premiers électeurs se rendent aux urnes pour le premier tour de l’élection présidentielle du dimanche 23 avril 2017. Cette année, 47 millions de Français sont inscrits sur les listes électorales et on compte 66 500 bureaux de vote ouverts pour ce premier tour de l’élection présidentielle.

Dans le cadre du plan Vigipirate, le gouvernement a pris des mesures afin de mettre en place un dispositif de sécurité renforcé dans certains bureaux de vote. Après l’attaque survenue le jeudi 20 avril dernier sur les Champs-Élysées contre un fourgon de police, la sécurité des élections est une priorité.

Un dispositif de sécurité nationale coordonné entre les municipalités et l’État

Ce sont 50 000 policiers et gendarmes qui sont mobilisés et 7 000 militaires déployés dans le cadre de l’opération Sentinelle. Dans certaines communes, les maires ont décidé de mettre en place un plan local de sécurisation des opérations de vote pour rassurer et sécuriser les lieux avec des policiers municipaux dans les différents sites de vote. Ce dispositif est complémentaire avec la police nationale et l’opération sentinelle déjà en place. Un guide sur la sécurisation des bureaux de vote a été diffusé auprès des maires le 4 avril dernier leur demandant au regard du contexte actuel de renforcer la sécurité des lieux de vote.

Lycée Camille Sée, Paris

La sécurité privée à l’entrée des bureaux de vote

Les communes comme Paris, Lyon, Marseille, Nice, Bordeaux ont mis en place devant les bureaux de vote, un ou deux agents de sécurité privée pour assurer la sécurité à l’entrée des bureaux dans le but rassurer les votants.

La mise en œuvre de palpations de sécurité des citoyens se rendant aux urnes ainsi qu’un filtrage des accès n’est pas prévu, leur présence est avant tout rassurante et dissuasive.

A Paris, la brigade mobile de la DPSP (Direction de la Prévention, de la Sécurité et de la Protection) effectuera des patrouilles dans les alentours des bureaux de vote.

 

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